Dans le complexe jargon des développeurs — qu’il faut désormais bien savoir décrypter si on veut un tant soit peu conserver sa crédibilité dans l’open-space —, la notion d’API prend de plus en plus de place. Une API (pour « application programming interface » en anglais, ou tout simplement « interface de programmation » en français) consiste en un code qui permet à deux programmes logiciels de communiquer.

Côté développeur, l’API définit la manière de rédiger un programme qui sollicite des services auprès d’un système d’exploitation ou d’une autre application. Les API sont mises en œuvre au moyen d’appels de fonction, constitués de verbes et de noms. La syntaxe requise est en général décrite dans la documentation de l’application appelée.

Si les grands groupes et les start-ups étaient des logiciels, une chose est certaine, ils auraient bien besoin d’une API. D’un côté : des organisations puissantes, avec de grandes forces industrielles et commerciales ; mais aux process parfois trop rigides. De l’autre : des structures agiles, promptes à l’innovation, mais faisant trop souvent preuve de naïveté au moment de se lancer sur un marché, et manquant de moyens humains et matériels. Malgré leurs différences, ces deux types d’acteurs essaient de jouer la carte de la complémentarité… Avec plus ou moins de succès.

Face à ces deux logiciels structurels aux codes et langages différents, comment mettre au point un pont, une interface pour faciliter et optimiser leur communication ? Et de facto leur collaboration ?

Startupers et grands groupes : un couple qui peine à fonctionner

Les expériences qui unissent firmes multinationales et jeunes pousses ne cessent de se multiplier : 53 % des 500 plus grandes entreprises du monde collaborent avec des PME innovantes. Start-up nation par excellence, la France est en haut du classement des pays dans lesquels les grands groupes sont le plus en lien avec les jeunes pousses.

Pêle-mêle, nous pouvons citer le rachat de Pumpkin par le Crédit Mutuel Arkéa,celui de Cook Angels par le groupe breton Norac, ou encore BBook par une filiale de Sodexo.

Si sur le papier, la complémentarité et l’alliance entre ces deux types opposés de structure laisse rêveur, en pratique, le dialogue n’est pas toujours simple. Les start-up, agiles et fougueuses déplorent la rigidité des grandes firmes avec lesquelles elles travaillent, leur manque de clarté dans la priorisation des objectifs.

84 % des start-up trouvent que le délai d’exécution par les grands groupes est lent ou très lent, et 44 % d’entre elles décrivent les objectifs des grands groupes comme peu clairs ou pas du tout clairs.

À l’opposé, les grands groupes peuvent déplorer le manque de patience de leurs plus jeunes collaborateurs. Surtout, leur expérience ainsi que leur force de frappe industrielle et commerciale leur confèrent des connaissances sur le marché que les start-ups ne peuvent pas toujours soupçonner. L’entreprise peut aussi avoir des doutes sur les compétences du startuper. Les cabinets de conseil, au contraire, rassurent les grandes entreprises. Leurs noms reconnus sonnent comme garantie rassurante, même si leur capacité d’action est limitée [lien article consultants VS kadors].

Ne parlant tout simplement pas le même langage, les collaborations entre grands groupes et start-up sont rarement fructueuses, une fois passé l’effet d’annonce. Comment y remédier ?

L’entrepreneur en résidence : une API à visage humain

Alors quoi ? Doit-on abandonner l’idée d’unir les forces des corporates et des start-ups sous prétexte qu’ils pratiquent un vocable pas toujours concordant ? Certainement pas. Si l’alignement est difficile, les résultats peuvent s’avérer prometteurs : 91 % des grands groupes et 80 % des start-up ont le sentiment que la bienveillance de leurs partenaires respectifs s’est améliorée entre 2016 et 2017.

À l’instar des API pour les développeurs, les entrepreneurs en résidence ont le potentiel pour être l’interface permettant un dialogue plus fluide et efficace entre les grandes firmes et les start-ups. Et ce tant sur les aspects stratégiques que opérationnels. À l’aise avec le langage des uns comme des autres, ils seront là pour rappeler aux premiers que les start-ups ne sont pas que des machines à innover où seule la créativité est reine, sans place laissée au pragmatisme et à la répétition de process qui ont fait leurs preuves. Et aux seconds, ils réaffirmeront que les grands groupes ont conquis leur position privilégiée par leur ambition et leur capacité à gagner des parts de marché grâce à leurs économies d’échelle.

Pourquoi recruter un kador ?

À la croisée des chemins entre grands groupes et jeunes pousses, le kador est la parfaite interface entre ces deux types d’entreprises qui tenteront de collaborer ensemble sur un projet commun.

Entrepreneurs ambitieux, nos kadors maîtrisent sur le bout des doigts le langage des start-up. Leurs expériences riches de leurs aventures entrepreneuriales leur permettent également d’être sensibles aux enjeux inhérents aux activités des grands groupes. Ils s’affirment comme d’excellents intermédiaires dans l’optimisation de la gestion de projets avec des start-up.

Nos kadors ont des profils atypiques, complets, avec une vision à 360° sur le mécanisme de l’entreprise. Ils sont un mélange de hard skills (technologies, digital) mais aussi de soft et mad skills (agilité, adaptabilité/culture de réseau, cocréation) qui leur permettent d’avoir un temps d’avance sur tous leurs concurrents.

Pour résumer, les entrepreneurs sont des vecteurs d’opportunités business et innovation. Ils vous permettront de conserver voire gagner des parts de marchés sur votre cœur d’activité et également d’attaquer et préempter de nouveaux marchés. Ce ne sont pas des consultants, mais de réels piliers sur lesquels vous pouvez vous appuyer pour créer les relais de croissance de demain.

De plus en plus d’entreprises accélèrent leur innovation et gagnent en agilité grâce à Kador, alors pourquoi pas vous ? Faites confiance aux kadors pour transformer chaque projet en opportunité de croissance pour votre entreprise.